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Mariam Wallet Aboubakrine
Mariam s'est activement engagée dans divers forums et institutions locaux/nationaux/régionaux/internationaux afin de promouvoir la santé et le bien-être des peuples autochtones pour faire entendre leur voix, en particulier celle des femmes, ainsi que de renforcer leur participation au niveau international.
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Portrait Photo Credit: UN Photo/Rick Bajornas

Conférence sur les Droits des Peuples Autochtones, Mariam Wallet Aboubakrine (Mali), Présidente de l’Instance Permanente des Nations Unies sur les Questions Autochtones, prend la parole lors d’une conférence de presse sur « Le dixième anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones : perspectives nationales ».

Background Photo Credit: Souleymane Ag Anara

« Je suis né dans la nature, au milieu des chameaux, des vaches, des chèvres, des chevaux, et aussi d'une grande variété de plantes. J'ai eu accès à deux mondes : la tente touareg et la maison coloniale. J'ai aussi eu accès aux enseignements traditionnels des membres de ma famille : de mes grands-parents, oncles, tantes, cousins, et aussi aux enseignements de l'école nationale malienne. De plus, j'ai été nourri avec des plats traditionnels. J'ai été guéri sous la tente de ma grand-mère avec des plantes, des substances et des parties d'animaux, avec des pratiques de guérison ainsi que des incantations spirituelles. Les membres de ma famille entretenaient une relation fusionnelle avec la nature. Je me souviens de ma mère, qui a fait une chanson pour ce flamboyant ; ma sœur, qui a un nom spécial pour sa chèvre bahawa ; mon père, qui reconnait toutes les cent têtes d'animaux à chacune desquelles il a donné un nom spécifique. Je me souviens aussi de toutes les techniques de guérison traditionnelles et non traditionnelles que mon père, vétérinaire, pratiquait sur les animaux qu'il soignait dans son parc. Cette expérience a joué un rôle énorme dans mes choix de soins, de médicaments et de nature. »

From the Community

  • “We are so happy to have a woman doctor from our people”
    Message from a Kel Tamasheq women of Kidal, Mali, met during the hospitalization of her daughter
  • “You inspired me a lot to pursue my studies in the medicine program at Harvard”
    Message from a young indigenous of the Yaqui Nation, United-States

Background Photo Credit: Souleymane Ag Anara

Bio

Mariam est une femme touareg, Welt Tamasheq, de la zone lacustre de Goundam dans la région de Tin Buktu, ce qui signifie, en tamasheq, « de Buktu » (nom d'une femme) ou Timbuktu, en anglais. Elle s'est imprégnée de la culture de son peuple et y a grandi.

Pendant son enfance, elle a été forcée à l'exil du fait du conflit malien des années 1990, ce qui a permis son choix de carrière et son parcours de vie. Elle a choisi de faire des études de médecine en Algérie pour répondre aux besoins des femmes de son peuple dans ce domaine vers lequel peu de filles osent et ont l'opportunité de s'orienter. Pendant les stages d'internats où elle a eu à travailler en Algérie, au Mali et en Suisse, Mariam a été marquée par les inégalités de santé significatives entre pays et au sein d'un même pays. Elle a réalisé qu'elle n'était pas encore prête à exercer la médecine dans un contexte humanitaire comme celui du Mali. En 2012, Mariam se retourne vers l'exil, car son territoire natal s'embrasse de nouveau.

Mme Aboubakrine est sortie de cette expérience humble. Cela lui a permis non seulement d'entendre, d'écouter et de rencontrer différents peuples autochtones, y compris sur leurs territoires, mais aussi de développer des compétences en diplomatie et de travailler avec divers acteurs.

Mariam a étudié les sciences de l'éducation à l'Université d'Ottawa et s'intéresse beaucoup aux systèmes éducatifs.

Actuellement, Mme Aboubakrine est l'une des co-chercheuses principales du Projet Ărramăt. Elle se sent privilégiée de faire récemment partie d'une équipe de chercheurs qui s'intéresse à un thème qui la passionne depuis toujours : le rôle et l'importance des savoirs autochtones traditionnels dans l'atteinte d'un état de santé et de bien-être pour tous, ce qui signifie Ărramăt en Tamasheq.

Elle s'est dernièrement jointe à l'Université d'Ottawa en tant que professeure auxiliaire et chercheuse associée.

Mariam est aussi membre du conseil d'administration de diverses institutions autochtones dans sa région du Sahel, au Canada et dans d'autres régions socioculturelles des peuples autochtones.
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