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Environnement, Santé et Bien-Être des Peuples Autochtones

Santé et Bien-Être des Peuples Autochtones 

Alors que les Peuples Autochtones font face à d’énormes défis pour atteindre un état de santé et de bien-être acceptable, leurs revendications pour un droit à la santé sont peu portées, entendues et mises en œuvre, y compris par les organisations internationales chargées des questions de santé. C’est ce qui a motivé Mariam à s’engager dans la promotion de la santé et du bien-être des peuples autochtones en fonction de leurs besoins, selon leurs propres aspirations et compréhension de la « santé » et du « bien-être ».


Au sein de l’Instance permanente sur les questions autochtones (IPQA), elle a vivement défendu l’intégration du droit à la santé au travail continu de l’Instance. Elle a inlassablement soulevé la nécessité de développer des indicateurs pertinents pour l’amélioration de la santé des peuples autochtones et le respect des standards de la Déclaration des Nations-Unies sur les Droits des Peuples Autochtones (DNUDPA) sur le terrain, en particulier pour leur survie, leur dignité et leur bien-être. Par exemple, elle souligné le besoin de développer des indicateurs adaptés aux peuples autochtones pour l’examen de l’Objectif de Développement Durable #3.


En tant que Présidente de l’IPQA, elle a apporté un souffle nouveau en travaillant fort pour que la santé autochtone soit inscrite à l’agenda des organisations internationales travaillant sur les questions de santé à Genève, telles que le Programme de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de lutte contre la tuberculose ou l’ONUSIDA. Elle a insisté pour rencontrer les directeurs exécutifs de ces institutions, Dr. Tedros, Dr. Teresa Kasaeva et Michel Sibidé.


Elle a également publié une Étude sur la tuberculose et les peuples autochtones présentée à la 18ème session de l’IPQA afin de sensibiliser à l’importance de cette maladie chez les peuples autochtones et de souligner ses liens avec les conditions socio-économiques inégales dans lesquelles se trouvent ces derniers et qui sont souvent dues aux processus de colonisation et aux pratiques discriminatoires qu’ils subissent encore. 


Elle est régulièrement impliquée dans le travail de la branche autochtone de la FAO (Food and Agriculture Organisation). Par exemple, lors de la 44ème session du Comité mondial sur la Sécurité Alimentaire en octobre 2017, elle a rencontré les membres de l’équipe du Groupe de Travail Interdépartemental pour les Peuples Autochtones (Inter Departmental Working Group of Indigenous Peoples) pour mieux comprendre leur mandat ainsi que la manière avec laquelle le Comité sur la Sécurité Alimentaire et d’autres instances pertinentes pourraient s’engager effectivement afin de mieux intégrer les préoccupations des peuples autochtones et mieux valoriser ce que ces derniers ont à apporter au rapport de ce comité. Elle est ensuite intervenue à plusieurs occasions durant la session pour souligner l’importance des savoirs autochtones et de leur transmission et mettre en lumière l’urgence de préserver et promouvoir les systèmes de santé autochtone et le rôle de ces derniers pour la nutrition, le bien-être, la santé ainsi que la sécurité alimentaire. Elle a donné des exemples précis de médicaments traditionnels fait à base de itaɣartaɣaren, un médicament dont la composition lui a été transmise par sa grand-mère et qui est constitué de millet, de cumin blanc, d’asesli (un lait caillé traditionnel), trois produits alimentaires utilisés par sa communauté pour guérir la déshydratation et amaɣres (une carence nutritionnelle occasionnelle). Suite à ce premier engagement, elle a continué à s’investir auprès de la FAO, par exemple dans son travail portant sur le rôle des femmes autochtones dans l’agriculture..


Elle se concentre en particulier sur les droits à la santé sexuelle reproductive En 2014, elle a participé à la réunion du groupe d’experts internationaux sur le thème «Droits sexuels et procréatifs : articles 21, 22(1), 23 et 24 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones».


Elle était l’un des orateurs principaux lors de la Pré-conférence international autochtone sur le VIH/SIDA organisée par le Réseau canadien autochtone du sida (RCAS) à Amsterdam en 2018. Elle a participé aux discussions quotidiennes de la Zone de réseautage pour les peuples autochtones lors de de la Conférence internationale sur le sida en 2018 et a présenté comment la DNUDPA peut être un catalyseur pour répondre à la crise globale du sida et quels pourraient être les moyens de renforcer le leadership autochtone pour répondre aux problématiques de santé. Depuis 2020, elle a rejoint le Groupe de travail international autochtone sur le VIH/SIDA en tant que leader.

Environnement et Peuples Autochtones

Dans la culture Touareg, la santé et le bien–être peuvent être appréhendés à travers le concept “Ărramăt” selon lequel environnement, animaux et humains sont dépendants les uns des autres. Ainsi, l’implication de Mariam dans des espaces dédiés à la protection de l’environnement contribue à l’amélioration de la santé et du bien-être de tous, et en particulier des peuples autochtones. Elle a participé à la la Conférence sur le Pacte Global pour l’Environnementorganisée par l’Université de Columbia en septembre 2017 et le 9ème Conférence de Trondheim sur la Biodiversité du 2 au 5 juillet 2019. Lors de ces évènements, Mariam a saisi l’opportunité d’amener les aspirations autochtones dans des processus aussi importants pour le droit à un environnement sain et aux innovations et transformations en matière de préservation et protection de la biodiversité.


À la demande d’un groupe de femmes autochtones, elle a présenté les impacts des déchets toxiques sur la santé des femmes et filles autochtones, les cadres légaux existants permettant de gérer ces déchets, ainsi que les limites à prendre en considération compte tenu de la situation spécifique de certains territoires autochtones sur lesquels les déchets toxiques sont en quantité supérieur aux seuils définis par les instruments internationaux. Son travail de plaidoyer a contribué à sensibiliser Baskut Tuncak, Rapporteur spécial sur les déchets toxiques et les droits de l’Homme qui s’est ensuite saisi de cette question, notamment en recognized the issues at stake, calling Member States to implement the Basel, Rotterdam and Stockholm conventions before the UNFPII.


Durant la rencontre de la CUMIPAZ7 en 2017 sur le thème de « Science pour Préserver la Vie de la Terre Mère et l’Être Humain » au Panama, Mariam a, sur la base de son travail de recherche conduit en 2010, présenté son peuple, les Kel Tamasheq, la médecine traditionnelle et les opportunités qu’offre cette médecine pour la santé et le bien-être de ce peuple lors du panel intitulé «« Contributions scientifiques et ancestrales pour la préservation de la vie de l’être humain» sur la base de son mémoire de maîtrise.


En 2020, elle a été nommée experte autochtone pour l’Évaluation de la contribution de la FAO à l’action pour le climat (ODD 13) et de la mise en œuvre de la Stratégie de la FAO relative au changement Climatique (2017).

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