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Peuple Touareg

  • © Souleymane ag Anara

Le peuple Touareg a vu son territoire divisé par le colon français et relégué à cinq États Nations : Algérie, Burkina Faso, Mali, Libye et Niger. Ainsi, non seulement leur système de gouvernance traditionnelle (Confédération) a été détruit, mais leur mode de vie (nomadisme) est également menacé. Ils sont devenus des minorités dans ces États, marginalisés et laissés de côté par les institutions nationales. Cette situation a mené à trois rébellions touarègues majeures, au cours desquelles le peuple Touareg a demandé l’accès aux programmes nationaux de base comme les centres de santé, les écoles, l’eau, les routes, ainsi que leur autonomie dans la manière dont ces services sont conçus, afin de pouvoir répondre aux besoins de leur peuple, et ce, en harmonie avec leur mode de vie. Malheureusement, malgré tous les efforts fournis par les Touaregs et tous les peuples et les États les soutenant, ces demandes n’ont pas été encore entendues, et plus de 200.000 membres du peuple Touareg, principalement des femmes, des enfants et des aînés, ont dû se réfugier dans les pays voisins pour leur sécurité. En 1991, la famille de Mariam a été attaquée et son oncle a été tué dans leur maison. Les autres membres de sa famille ont dû traverser les frontières pour sauver leurs vies.


C’est dans ce contexte que Mariam, ainsi que ses sœurs et d’autres femmes nomades du Sahel ont fondé l’association nommée Tinhinan, le nom d’une reine Touareg légendaire, afin d’éduquer les femmes nomades sur les droits humains prévus tant par les lois traditionnelles, nationales, régionales qu’internationales et de travailler avec le Peuple Touareg pour le renforcement des capacités des femmes et des jeunes. Tout cela ne peut arriver sans la sécurité et la paix et sans être impliquée auprès de différents acteurs, c’est pourquoi Mariam a infatigablement travaillé avec les aînés Touareg, les organisations des Nations Unies (ECOSOC, rencontres pour la construction de la paix), les États membres, les institutions subrégionales (ECOWAS, G5-Sahel) et autres Peuples autochtones et institutions académiques (Dialogue pour la paix).

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