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Engagement International

Membre et Présidente de l’Instance permanente sur les questions autochtones
  • Crédit: Mariam Wallet Aboubakrine. Description : Cérémonie de clôture de l’Instance Permanente, 2018

Mariam s’est engagée auprès de l' Instance permanente sur les questions autochtones, non seulement parce qu’il s’agit d’un espace clef pour les peuples autochtones au sein des Nations Unies, mais également pour illustrer les capacités des femmes et jeunes autochtones. Pour elle, être à l’Instance permet non seulement d’inspirer les filles, femmes et jeunes autochtones à s’engager pour la reconnaissance et la mise en œuvre de leurs droits, mais aussi de donner un visage à l’autochtonie africaine.


Mariam s’est ainsi impliquée dans l’Instance depuis 2014, d’abord comme jeune représentante autochtone, puis comme membre, comme vice-présidente et enfin comme présidente. 


En tant que membre de l’Instance, usant de ses habiletés diplomatiques, Mariam a donné la priorité au dialogue entre différents acteurs pour contribuer à faire avancer les droits des Peuples autochtones, y compris avec certains États qui peuvent avoir une position fermée face aux dénonciations de violations des droits humains subies par les Peuples autochtones. Elle a insisté pour que l’IPQA, les agences, programmes et fonds des Nations Unies, ainsi que les États et autres acteurs inscrivent les problématiques rencontrées par les Peuples autochtones comme priorité dans leur agenda.


Elle a également contribué au développement des méthodes de travail de l’Instance afin d’assurer un suivi de la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones. Par exemple, les recommandations sont maintenant rédigées suivant les critères SMART, un membre de l’Instance est désigné pour assurer le suivi d’une recommandation spécifique, et un point est inscrit à l’agenda de la session annuelle afin de rendre compte des actions de suivi et de mise en œuvre de ces recommandations.


Grâce à son leadership au sein de l’Instance, Mariam a été successivement membre, vice-présidente, présidente par intérim et présidente. Elle a ainsi porté les voix de millions d’autochtones au sein de communautés des sept régions socio-culturelles autochtones et devant l’Assemblée Générale des Nations-unies, la Présidence du Conseil Économique et Sociale des Nations-unies, l’OMS, et la FAO, ainsi que devant des milieux universitaires comme l’Université Harvard, l’Université de Columbia, l'Université McGill ou l’Université de Colombie-Britannique. Cela a permis à Mariam de bâtir de solides relations avec une diversité de peuples, d’acteurs et d’institutions qui continuent de faire appel à elle pour son expertise en matière de questions autochtones.

Autres Engagements au Niveau International

Les peuples autochtones sont experts. Ils doivent être reconnus comme tels et pouvoir participer dans tous les espaces pertinents pour eux, tant au niveau local, national qu’international. Cela a conduit Mariam a mené un travail de plaidoyer au niveau international ces dernières décennies.


En tant que représentante de l’Afrique, elle a rejoint un groupe de leaders autochtones des 7 régions socio-culturels des Peuples autochtones au Comité temporaire pour la participation des Peuples autochtones dans lequel elle apporte ses connaissances sur les voies possibles pour que les États africains améliorent la participation des Peuples autochtones aux Nations Unies.


Mariam est convaincue de l’importance des langues autochtones pour la biodiversité, la santé, le bien-être et l’identité des Peuples autochtones, car son propre peuple se nomme Kel-Tamasheq, « ceux qui parlent le Tamasheq ». Ainsi, sans Tamasheq, il n’y aura plus de Kel Tamasheq. Si elle est locutrice de sa langue, elle se heurte tout de même à plusieurs difficultés lorsqu’il s’agit de travailler avec des concepts précis qui relèvent de domaines spécifiques comme celui de la santé, du droit, car le vocabulaire alors utilisé est celui des langues de colonisation ou dominantes. Face à l’urgence de préserver, revitaliser et promouvoir les langues autochtones, Mariam s’est engagée au sein de la UNESCO, dans le Groupe de travail mondial pour une décennie d’action pour les langues autochtones 2022-2032..


Au Canada, Mariam est également membre de la Coalition pour les droits humains des Peuples autochtones au sein de laquelle elle prône la mise en œuvre des droits des peuples autochtones, y compris en promouvant l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones au niveau provincial et fédéral.

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